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Marmolada

LA MARMOLADA est la montagne la plus haute des Dolomites puisque cette dernière culmine à 3343 mètres d’altitude. Une géante, fortement indépendante, force de la nature et qui n’appartient à aucun autre groupe de montagne comme le ‘GRUPPO DI SELLA” ou encore “PUEZ-ODLDE ou bien même le “GRUPPO DI SASSO PIATTO”. Cette élégante montagne possède à l’instar des grandes montagnes son propre glacier, comme le massif du VIGNEMALE dans les Pyrénées ou du MONT-BLANC dans les Alpes.
On pourrait penser à tort, que le panache d’une grande montagne ne puisse se mesurer qu’à sa hauteur, sa renommée, ou à la possession de son propre son glacier… Preuve en image qu’il n’en est rien, quand bien même que cela pourrait y contribuer fortement.
Bonne balade virtuelle sur cette belle montagne qu’incarne LA MARMOLA (3343 mètres)

Comment s’y rendre ?

Depuis l’Italie, continuez vers BOLZANO (BZ) puis prendre en direction de BRESSANONE et remontez la Val Gardena en direction de ORTISEI, SANTA-CRISTINA, SELVA GARDENA puis en direction CANAZEI.
Ou bien prendre par l’autre vallée en remontant la VAL DI FASSA en direction de CANAZEI jusqu’à PASSO FEDAÏA.

Le passeport du montagnard.

Ci-contre, le fameux passeport qui atteste du passage de refuge en refuge, de chalet en restaurants dans le massif des Dolomites.
Ce passeport comporte 80 pages reparties par groupe de massifs (Dolomites centrales, occidentales, de Brenta, etc.) ainsi lors de chaque passage dans les refuges, ces derniers disposent de timbre afin de permettre au randonneur d’y apposer le visa de passage.

Carte routière MICHELIN (Italie)

Carte extraite Marmolada (Italie)

Carte Google Earth

Parcours de randonnée

Le parcours de cette randonnée comporte des zones à risques avec le passage de certaines arêtes sommitales qui demandent la plus grande vigilance. Randonnée Passion tient à rappeler qu’elle ne saurait être tenue pour responsable en cas d’accident. Cette page a pour but le récit et non l’incitation.

Cette randonnée exige une bonne connaissance et une maîtrise du déplacement sur un glacier.
Les crampons, le piolet et les bâtons sont indispensables. Le casque est également indispensable en référence aux chutes de pierre liées à la via ferrata et aux montagnes entourant le glacier.
Depuis Le lac FEDAIA (lago Fedai), prendre la télécabine ouverte à 2 personnes pour PIAN DI FIACCONI ou bien remonter à pied par le sentier jusqu’au refuge PIAN DI FIACCONI. Ensuite, se diriger en direction du glacier de la MARMOLADA et chausser les crampons au pied du glacier.
Sur le glacier, suivre le tracé en direction de la via ferrata della MARMOLADA. Prenez soin d’éviter les crevasses, et de ne pas marcher en proximité des écoulements des eaux glaciaires. Au pied de la via ferrata, déchausser les crampons et mettre le baudrier. Une fois la via ferrata passée, vous remonterez jusqu’à la croix de PUNTA PENIA (3343 m) soit en longeant le sentier, soit en rechaussant à nouveau les crampons afin de vous faire plaisir sur le glacier de PUNTA PENIA. Au sommet, la Capanna PUNTA PENIA est un refuge ou il est possible de se restaurer.
Retour par le même chemin ou par la Forcella della MARMOLADA, qui est un chemin plus long.

Cartes utiles: VAL DI FASSA et DOLOMITI FASSANE N°6 – Edition TABACCO
http://www.tabaccoeditrice.com

Carte de la MARMOLA – carta 1:30000 éditée par MERIADIANI MONTAGNE
http://www.meridiani.com

Carte KOMPASS n°616 VAL GARDENA
http://www.kompass.at

L’histoire en question

Les Dolomites (en italien Dolomiti) sont un massif des Préalpes orientales méridionales. Elles s’élèvent en Italie (Trentin-Haut-Adige et Vénétie). Depuis le 26 juin 2009, les Dolomites sont inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au sens large, elles sont également un ensemble des Alpes composé des Alpes de Fiemme et des Préalpes vicentines.
Elles tirent leur nom de la « dolomite », roche calcaire d’origine marine nommée ainsi par Nicolas Théodore de Saussure en hommage à Déodat Gratet de Dolomieu, le géologue français du XVIIIe siècle qui fut le premier à l’étudier. Avant cette appellation somme toute récente, elles étaient couramment appelées Monti Pallidi, les « montagnes pâles ».
Les spectaculaires Dolomites étaient, il y a des millions d’années, un massif de corail. Les bastions dolomitiques se composent en grande partie de récifs coralliens pétrifiés ayant grandi dans la Téthys à la fin du Trias inférieur. Ces roches sont appelées dolomites et portent différentes variantes de noms selon leur nature précise et leur localisation.
Géomorphologiquement parlant, la rupture se fait entre les Alpes vallonnées et les récifs raides de calcaire. Ceux-ci s’élèvent dans un jaillissement vigoureux, parfois parfaitement vertical, jusqu’à une hauteur d’environ 3000 mètres et sont aplatis au sommet. D’où l’aspect si singulièrement « architectural » des Dolomites, qui se décline dans une impressionnante variété formelle : donjons, tourelles, clochers, coupoles, cirques, forteresses ou murailles démantelés qui dominent, tout d’un bloc, des paysages de forêts ou de pâturages.
La délimitation très nette et la modeste étendue des massifs expliquent leur multiplicité, ainsi que celle des courtes vallées qui les séparent, reliées entre elles par autant de cols. Ces massifs étaient jadis recouverts de glaciers notables, mais désormais le seul encore existant est celui de la Marmolada. Contrairement aux autres montagnes calcaires, les Dolomites ne possèdent pratiquement pas de grottes et le phénomène karstique y est quasiment inexistant.
Les alpages sont nombreux. Sur son flanc occidental, le massif compte notamment le plus grand pâturage d’altitude d’Europe : l’Alpe de Siusi. Jusqu’à 1800 m versant nord (ubac) et 2200 m versant ensoleillé (adret), la végétation est formée par des forêts principalement de conifères : sapin rouge, sapin blanc et pin sylvestre, et plus haut pin cembro et pin des montagnes.

Nombre d’espèces de fleurs sont protégées : la campanule, le crocus, l’ancolie des Dolomites, l’orchidée des Alpes, l’édelweiss, l’œillet des Alpes, l’achillée des Alpes, etc. Beaucoup d’alpages sont connus pour leur magnificence et leur prospérité au printemps.

Le climat des Dolomites en général est essentiellement continental. En été, il pleut beaucoup, du coup les alpages sont très verts ; le pic des précipitations est atteint en juillet, avec 130 à 135 mm dans le massif du Sella par exemple. En automne, les chutes de neige précoces assurent généralement un bon manteau blanc pour l’hiver. Les températures sont sensiblement inférieures à celles enregistrées dans les Alpes occidentales, et même à celles du reste des Alpes orientales. Janvier et décembre sont les mois les plus froids, alors que juillet et août sont les plus doux. Cependant, l’arrivée soudaine d’une masse d’air froid peut apporter des chutes de neige en plein été.

Les Dolomites sont le berceau du Ladin et forment la frontière linguistique entre l’allemand et l’italien. Les Ladins habitent avant tout quatre vallées partant du Sella : le Val Gardena, le Val di Fassa, la vallée de la Cordevole (Livinallongo) et le Val Badia.
Les migrations des populations ont abouti à faire du massif des Dolomites le domaine linguistique latin, bien que partiellement germanisé, avec l’apparition du Tyrol et l’intégration du Trentin dans le Saint-Empire Romain germanique dès le Moyen Âge, par les colons bavarii, et malgré la remontée actuelle de l’italien depuis le sud alors que le ladin lutte depuis longtemps pour sa survie.
La frontière entre l’Allemagne ou plus exactement l’Autriche et l’Italie passait pendant tout le Moyen Âge jusqu’à l’époque napoléonienne, ainsi que durant la période de 1866 à 1918, par les Dolomites. Elle suivait approximativement la limite actuelle entre la province autonome de Bolzano d’une part et le Trentin et la Vénétie d’autre part, exception faite de Cortina et de la haute vallée du Cordevole, qui étaient autrichiennes.
En 1915, lorsque l’Italie entre en guerre aux côtés des Alliés, le front s’installe le long de la frontière, dans les montagnes. Les Italiens, malgré leurs offensives, réussissent seulement à occuper Cortina et la haute vallée de la Cordevole. À beaucoup d’endroits, des traces de la guerre (tunnels dans la roche, fortifications, éclats d’obus rouillés) sont encore visibles, en particulier celles des bombardements du Col di Lana. Bon nombre de chemins de randonnée actuels étaient alors des voies d’approvisionnement.

Données indicatives :

Dénivelée ++    →   +/- 570 mètres
Dénivelée —    →   +/- 570 mètres

Durée totale    →   03h30 à 05h00 au total aller et retour en fonction du choix du parcours
Kilométrage total  →   6,850 Km

Dépense énergétique    →   environ 780 calories

Randonnée du 07 août 2012

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